Formalité annuelle

Comment renouveler une extension de séjour fondée sur un mariage en Thaïlande ?

Les critères nationaux donnent le cadre ; la réussite pratique dépend ensuite d’un dossier bancaire, familial et domiciliaire cohérent avec la checklist du bureau compétent.

L’essentiel avant le dépôt

  • Un visa Non-O permet l’entrée ; la prolongation annuelle étend une permission de séjour existante et ne crée pas un nouveau visa.
  • Pour le mari étranger d’une Thaïlandaise, l’ordre 12/2568 publie trois voies : 40 000 THB de revenu mensuel moyen, 400 000 THB déposés deux mois ou une combinaison annuelle de 400 000 THB.
  • TM7, passeport, preuves du mariage, nationalité du conjoint, finances, déclaration de relation, photos actuelles et plan figurent dans le cadre officiel.
  • Lettre bancaire très récente, livret actualisé, extrait récent, entretien et organisation du rendez-vous doivent être confirmés auprès du bureau local.
  • Après l’accord, 90 jours, TM30 et re-entry permit restent des formalités séparées.
Date et limites de vérification

Données vérifiées au 18 juillet 2026. Une checklist, une modalité de rendez-vous ou une demande complémentaire peut évoluer. Vérifiez l’ordre national, puis la liste publiée ou remise par le bureau d’immigration compétent avant chaque dépôt.

Règle nationale et pratique locale

La Thaïlande possède des règles nationales, mais la liste pratique des copies, photographies, attestations et modalités de rendez-vous peut varier selon le bureau d’immigration. Une pratique locale ne doit pas être présentée comme une nouvelle règle nationale.

Les règles nationales donnent une base, mais les pièces réellement demandées et la manière de traiter un dossier peuvent varier légèrement selon le bureau d’immigration et l’année.

1. Différence entre visa Non-O et extension annuelle

Le guide général du visa mariage en Thaïlande explique le choix du Non-O familial, la demande initiale et les grandes conditions. Ici, le sujet est plus étroit : prolonger localement une permission de séjour sur le fondement d’un mariage avec une personne thaïlandaise.

Le visa est le document qui permet de se présenter à l’entrée selon une catégorie. La permission de séjour est la durée accordée et inscrite dans le passeport. Une extension prolonge cette permission ; elle n’est pas un nouveau visa. Il faut donc suivre la date de fin de séjour apposée par l’immigration, pas seulement la validité d’un visa ou d’un ancien document.

2. Mariage légal et vie commune réelle

La clause 2.18 de l’ordre de l’Immigration Bureau n° 12/2568 prévoit une prolongation maximale d’un an à la fois pour un membre de famille d’un ressortissant thaïlandais. Le demandeur doit relever d’une catégorie Non-Immigrant, prouver la relation et, pour un couple, démontrer un mariage légal ainsi qu’une relation réelle dans les faits.

Cette double condition explique les documents familiaux, la déclaration du couple, les photographies du domicile et le plan. Présenter une pièce ne garantit pas l’autorisation : l’agent d’immigration conserve son pouvoir de contrôle et peut demander une preuve complémentaire dans le cadre prévu.

3. Les trois méthodes financières publiées

MéthodeSeuil national publiéPreuve à préparerPoint de vigilance
DépôtAu moins 400 000 THB maintenus pendant les deux mois précédant la demande.Certificat bancaire et copie du compte, complétés selon la checklist locale.La somme réglementaire n’est pas le budget annuel réel du foyer.
RevenuRevenu moyen annuel équivalent à au moins 40 000 THB par mois.Preuves officielles de revenu acceptées par l’immigration.Le justificatif exact dépend de la source du revenu et des instructions applicables.
CombinaisonRevenu moyen annuel et dépôt atteignant ensemble au moins 400 000 THB pour l’année.Ensemble cohérent de preuves de revenu et de dépôt.Faire confirmer le calcul et les pièces par le bureau avant le dépôt.

Ces critères correspondent au cas d’un mari étranger marié à une femme thaïlandaise dans le texte national vérifié. Pour mes propres prolongations, j’utilisais la méthode des 400 000 THB sur un compte bancaire thaïlandais plutôt que la justification de revenus mensuels.

Les 400 000 THB sont un seuil de preuve financière pour cette procédure ; ils ne décrivent ni les dépenses annuelles du couple ni l’épargne de sécurité nécessaire pour vivre en Thaïlande.

4. Durée de détention, compte, lettre et livret bancaire

L’ordre 12/2568 exige, pour la méthode du dépôt, que la somme reste dans le compte pendant les deux mois précédant la demande. La clause étudiée ne publie pas de durée de maintien après l’autorisation comparable à certaines règles retraite. N’inventez donc pas une période postérieure ; par prudence, demandez au bureau avant tout mouvement tant que la décision finale n’est pas rendue.

Le texte national demande un certificat de dépôt émis par une banque commerciale située en Thaïlande ou par un établissement financier spécialisé créé par une loi particulière, ainsi qu’une copie du compte. Son libellé ne permet pas d’affirmer que toutes les configurations de compte joint sont acceptées, ni de transformer « compte exclusivement personnel » en règle nationale générale. Faites confirmer le titulaire et le type de compte acceptés avant d’immobiliser les fonds.

La checklist bilingue de l’Immigration Bureau publiée pour le cas d’une épouse thaïlandaise mentionne une lettre bancaire et une copie du livret datée du jour du dépôt. Un bureau peut demander des documents bancaires très récents. Pour mon dossier à Ayutthaya, je faisais actualiser le livret le jour même, mais cette préparation locale ne remplace pas la liste actuelle du bureau.

5. TM7, passeport et documents du couple

Le formulaire officiel est le TM7, demande de prolongation de séjour temporaire. La checklist publiée mentionne une photographie et des frais de 1 900 THB. Le montant et les modalités de paiement doivent être revérifiés avant le rendez-vous.

Pièces prévues par l’ordre national

Compléments d’une checklist officielle publiée

La checklist bilingue publiée par l’Immigration Bureau détaille le TM7 avec photo, différentes pages du passeport, le certificat Kor Ror 3 avec le Kor Ror 2 pour un mariage thaïlandais, le Kor Ror 22 pour un mariage étranger, la carte d’identité et le registre de maison de l’épouse, les preuves financières, des documents de logement, quatre photographies et le plan. Elle prévoit aussi la présentation des originaux et des copies signées.

Le texte national exige le Kor Ror 2, mais ne lui attribue pas dans cette clause une ancienneté maximale en jours. Si votre bureau demande un extrait récent d’enregistrement du mariage, suivez sa checklist sans présenter cette fraîcheur comme une règle nationale immuable.

6. Le dossier que je préparais à Ayutthaya

J’ai utilisé pendant plusieurs années un statut Non-O fondé sur mon mariage avec une Thaïlandaise. Après l’arrivée du DTV, j’ai changé de stratégie et j’utilise désormais ce visa. Cette transition me permet de comparer une prolongation annuelle locale, très documentée, avec un visa multiple fondé sur une logique différente.

À Ayutthaya, mon dossier comportait notamment :

Le bureau compétent peut modifier sa checklist ou demander une pièce complémentaire. Il faut demander la liste locale avant chaque dépôt.

Préparation méthodique

Le renouvellement n’est pas particulièrement difficile lorsqu’on prépare le dossier méthodiquement. En revanche, l’absence d’une seule copie, d’une actualisation bancaire ou d’un justificatif peut obliger à revenir une autre journée.

7. Photographies, plan, présence du conjoint et visite

L’ordre national demande des photographies familiales actuelles, datant de moins de six mois : deux devant le domicile avec le numéro visible et deux à l’intérieur, ainsi qu’un plan. Ces pièces servent à vérifier la réalité de la vie commune.

Dans mon cas à Ayutthaya, des agents de l’immigration sont venus au domicile. Ils ont pris des photographies, demandé à un voisin de confirmer que nous vivions réellement à cette adresse et posé plusieurs questions à mon épouse sur notre mariage. Cette vérification ne signifie pas que chaque bureau réalise systématiquement la même visite dans chaque dossier.

La checklist officielle publiée prévoit la présence du demandeur et du conjoint pour un entretien. L’ordre national permet aussi, en cas d’empêchement réel de la personne appelée à attester, de recueillir la déclaration d’une personne fiable. Il faut donc suivre les instructions du bureau, sans transformer mon entretien, le voisin ou la visite d’Ayutthaya en procédure automatique dans tout le pays.

8. Période « under consideration » et retrait du tampon final

L’Immigration Act prévoit qu’un demandeur peut être autorisé à rester pendant l’examen de son extension. En pratique, un bureau peut apposer un tampon « under consideration » avec une date de retour. Cette période n’est pas encore l’autorisation annuelle finale.

Dans mon cas, je revenais à la date indiquée pour le résultat et le tampon final. Ne remplacez pas la date inscrite dans votre passeport par un délai lu sur un autre site ou obtenu dans une autre province. Vérifiez aussi immédiatement toutes les dates et mentions apposées.

9. Les obligations après l’autorisation

L’accord ne met pas fin aux autres formalités :

Une sortie sans permis de réentrée lorsque celui-ci est nécessaire peut mettre fin à la permission de séjour en cours. Le TM30, le TM47 et le re-entry permit répondent à trois objets différents.

10. Les erreurs qui font perdre du temps

  1. Demander la checklist locale actuelle et la comparer à l’ordre national.
  2. Choisir la méthode financière puis vérifier le calcul, le compte et les preuves acceptées.
  3. Préparer les originaux et les copies, y compris passeport, mariage et documents du conjoint.
  4. Actualiser les documents sensibles dans le délai demandé localement.
  5. Préparer photos et plan selon le format attendu.
  6. Confirmer la présence du conjoint, le rendez-vous et le mode de paiement.
  7. Relire chaque tampon et noter la prochaine date avant de quitter le bureau.

11. Faire la démarche soi-même ou utiliser un agent ?

Je fais personnellement mes démarches sans agent. Une personne à l’aise avec les documents, capable d’échanger en anglais et disponible pour se rendre au bureau afin de poser des questions peut généralement préparer son dossier elle-même.

Un agent peut néanmoins être utile lorsqu’on ne parle pas anglais, que le dossier est complexe, que l’on souhaite être accompagné ou que l’on préfère déléguer l’organisation pratique.

Un agent commercial ne peut ni garantir l’acceptation ni contourner une condition nationale. Vérifiez son identité, l’étendue de sa mission, les frais écrits et les documents qu’il conserve. Je n’ai pas utilisé d’agent commercial pour mes propres prolongations et ne publie donc pas de prix personnel.

Après plusieurs années sous un statut fondé sur mon mariage, je suis passé au DTV. Ce changement ne signifie pas que le DTV est systématiquement supérieur : les deux statuts reposent sur des logiques, des preuves et des contraintes différentes.

Continuer le parcours administratif

Le guide général reste utile pour choisir le statut ; les trois formalités ci-dessous servent à gérer l’extension au quotidien.

12. Sources officielles

Données vérifiées au 18 juillet 2026. Les critères financiers viennent de l’ordre national ; les listes de copies et modalités pratiques doivent être reconfirmées auprès du bureau compétent.

Information, pas conseil juridique. Une checklist peut varier et une information locale peut évoluer. L’agent d’immigration conserve son pouvoir de vérification ; la présence d’un document ne garantit pas l’acceptation. Une extension n’est pas un nouveau visa et un visa valide ne garantit pas automatiquement la durée maximale à chaque contrôle. Une erreur de date peut entraîner un dépassement de séjour. Un agent commercial ne garantit jamais une décision favorable. Cet article fournit une information générale et non un conseil juridique personnalisé.